Grand Commun du château de Versailles

Maîtrise d’ouvrage
OPPIC

Maîtrise d’œuvre
Architecte : phase 1 : Cabinet Didier (ACMH) – phase 2 : Bertrand Desmoulin Architecte
Structure / économie : ATEC
OPC : AIA Management

Programme
Restauration et restructuration du Grand Commun du château de Versailles. Regroupement des services administratifs sur les quatre niveaux autour de sa cour carrée

Surface
15 000 m² SDO

Coûts
Phase 1 : 18,9 M€ HT – phase 2 : 23 M€ HT

Calendrier
Livraison : phase 1 : 2011  phase 2 : 2015

La planification de la rénovation d’un Monument historique invite sur ses jalons des éléments atypiques et imprévus. Le Grand Commun du château de Versailles en est une parfaite illustration.

La volonté du maître d’ouvrage, l’OPPIC, l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture, était de restaurer le Grand Commun du château de Versailles. Son objectif était de l’aménager pour accueillir sur les quatre niveaux autour de sa cour carrée la totalité des services administratifs, jusque-là disséminés sur les différentes ailes du château. La restructuration s’est faite sous la direction d’un architecte des monuments historiques avec 7 lots pour la restauration extérieure et intérieure du bâtiment, et d’un architecte pour l’aménagement intérieur avec 4 lots.

Le caractère historique de cet ancien hôpital militaire laissé à l’abandon depuis le milieu des années 1980 a fortement orienté le contenu de la mission OPC. Outre les nombreuses contraintes et surprises qui ont rythmé les avancées de la rénovation de ces 15 000m² SDO, il est rare de piloter à la fois deux équipes de maîtrise d’œuvre, l’une pour la restauration, l’autre pour la partie contemporaine, ou encore de planifier des temps de sculpture ou de dorure.

Ce qui était imaginé en conception n’a pas toujours pu être réalisé. Ici, un plancher que nous espérions reconstituer se révéla sans portance. Là, il s’avéra impossible de faire passer les réseaux techniques dans cette cheminée. La fragilité de cet édifice de 4 niveaux principaux, sans compter les sous-sols et les combles, a nécessité la reprise ou la réfection de tous les sols, murs et planchers pour pouvoir amorcer les chantiers des étages supérieurs. Ainsi, d’importants caniveaux ont été réalisés au sous-sol, tandis que de nombreuses gaines techniques ont été créées dans l’épaisseur des murs existants.

Pour suivre ce chantier complexe et réajuster l’ordonnancement face aux aléas, AIA Management a mis en place une méthodologie adaptée : une présence quotidienne sur le site, deux réunions de chantier hebdomadaires distinctes (ACMH Restauration et MOE Aménagements intérieurs), une réunion spécifique planning avec les entreprises des deux opérations et le déploiement de différents outils de planification et de suivi.

Les plannings d’étude, de synthèse, de travaux généraux et spécifiques – par zones et niveaux –, les tableaux de suivi des sous-traitants et des devis, les fiches des travaux modificatifs ont tous été précis et détaillés pour satisfaire la haute exigence du maître d’ouvrage. La dimension relationnelle apportée et animée par l’OPC autour d’une volonté globale de résultat a permis de concilier les visions souvent antagonistes qui opposaient l’équipe de restauration à l’équipe de maîtrise d’œuvre moderne, le pilote OPC assurant un lien constant entre elles.

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